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    Mais bien sûr...

     
     
    "Le casque, il rentre pas, vous n'avez qu'à le laisser dans la voiture"
     
     
     
    (c)Le vigile à l'entrée du concert de Ben Harper, Ile du Gaou 2008

    De la vraie mauvaise foi motarde

     
    Tiré du Repaire des motards (www.lerepairedesmotards.com) :

     
    Pneumotologie /Gommardologie / Parlons boudin - Par le professeur Zingaro

    Toute société fonctionne sur un phénomène de rites auxquels on confère une valeur plus ou moins sacrée selon les cas. Plus le groupe est restreint et plus les gestes rituels apparaissent obscurs aux yeux des non initiés.

    Il en va de même pour la société des motards qui installe à la fois des gestes de reconnaissance (le salut de la main, le remerciement pédestre, etc.) et des paliers initiatiques.

    Parmi ceux-ci l’un a attiré particulièrement notre attention :
    L’examen de la bande de peur et du pneu carré
     

    1 – Observation en situation.

    C’est sur le parking d’un supermarché, un dimanche matin que tout commence. Des motard(e)s venus de tous les horizons se retrouvent afin de se promener, de s’arsouiller ou d’enrouler (selon les cas) ensemble sur des routes sinueuses et bucoliques. Pendant que le groupe se constitue et que les retardataires se font attendre, de nombreux individus se placent discrètement derrière les motos à l’arrêt de leurs camarades afin d’observer, d’un air détaché, leur pneu arrière. Cette observation se conclue généralement par deux mimiques caractéristiques : la moue déconfite ou le sourire légèrement narquois. Ce rite impénétrable semble avoir une valeur de classification hiérarchique chez la gente motarde. Est respecté celui qui provoque le plus grand nombre de moues déconfites.

    Afin de lever le voile sur cette pratique initiatique procédons méthodiquement.
     

    2 – Définitions et significations

    A/ La bande de peur.

    La bande de peur est un liseré plus ou moins large bordant la surface extérieure du pneu. Elle se matérialise à la fois chromatiquement et tactilement. Il s’agit d’une zone qui n’a pas été en contact avec le bitume : elle demeure donc intacte. Elle paraît généralement légèrement plus claire et plus brillante que le reste de la gomme usée qui sera d’un noir mat assez prononcé. Au touché elle est lisse et douce quand la bande de roulement semble au contraire rugueuse et légèrement abrasive. De cette bande de peur dépend l’honneur du motard.

    Plus elle sera large et plus le motard sera susceptible d’être soumis aux sourires narquois de ses semblables. A l’inverse plus cette zone latérale sera réduite et plus le propriétaire du pneu sera respecté.

    Bien entendu ces notions sont relatives et dépendent du regard de celui qui va procéder à l’examen de la bande de peur de son congénère.

    B/ Le pneu carré

    La bande de roulement, à force de rouler sur des surfaces sans virage, a tendance à s’user à plat et à s’élargir progressivement. Ce phénomène engendre un pneu de moins en moins rond qu’on appelle couramment : un pneu carré. Il s’agit d’une autre cause de moquerie ou de fierté. Evidemment ceux qui, malgré eux, en souffrent le plus sont les motards vivants dans des zones où le virage se fait à la fois rare et convoité. Le pneu carré dépend donc à la fois de la prudence de son propriétaire face à la courbe mais également de la zone géographique dans laquelle il évolue. Evidemment ce phénomène privilégie nettement le motard montagnard.

    C/ Un symbole de puissance

    Dans le domaine pneumatique où il ne connaît pas de rival (certains motards particulièrement talentueux sont capables d’établir des pronostics de course seulement en fonction des pneus chaussés par les pilotes) le motard sait se situer par rapport à ses congénères.

    La bande de peur constitue l’échelle à partir de laquelle il va mesurer sa puissance, son talent voire sa virilité. La gestuelle adoptée dans ces cas là est simple mais peut prêter à confusion : l’espace formée entre le pouce et l’index doit être le plus petit possible pour avoir l’assurance d’être respecté. Il n’est pas rare de voir plusieurs motards désigner mutuellement leur place au sein du groupe par un pouce et index se rejoignant pratiquement. Ici, contrairement aux rites humains habituels, la puissance virile est inversement proportionnelle à la taille. Et le motard le plus respecté sera celui qui affirmera bien haut : « C’est moi qui ai la plus petite ! »

    Combien de cuireux casqués ont eux aussi rêvé de posséder à leur tour la plus petite de la bande… ?

    D/ Mise en situation

    Tu viens d’obtenir ton permis et tu décides de participer à une balade en groupe. Sur le forum auquel tu participes tu trouves une sortie près de chez toi. Tu demandes si tu peux te joindre au groupe. On te répond qu’il n’y a pas de problème. Jusqu’ici tout baigne. Puis vers 22h, c’est le drame. Alors que tu suis le post pour te tenir au courant des préparatifs tu découvres le message d’un certain Mégagazadonfanderossi 46 :

    1. Salu. J’vien d’voir den ton profil q taitai un jeune permi lol. J’espair q tu va panou j’té la onte avec des bande de peur… Mort de lol.

    Face à une telle remarque la perplexité t’envahit : c’est quoi une bande de peur ? Tu consultes fébrilement tes fiches de permis mais il n’en est fait mention nulle part. Tu tapes alors le terme « bande de peur » dans le moteur de recherche du site auquel tu t’es inscrit… et ton écran se met à crouler sous les titres de posts. Tu les lis tous et découvres avec terreur les mystères de la bande de peur… incidemment tu découvres également le terme « pneu carré ». Au petit matin la zone périphérique du pneumatique n’a plus de secret pour toi… et tu sais que tu dois absolument t’en débarrasser pour ne pas passer pour le poireau de service.

    1 – Les virages

    Le meilleur moyen pour se débarrasser de cette honteuse bande de peur demeure le plus classique : prendre des virages. Tu te concoctes donc un itinéraire tortueux et te mets à l’arpenter de long en large. Après une demi journée passée à pencher sur les routes viroleuses tu souffres d’un léger mal de mer mais tu es ravi, ton pneu a dû sacrément changer d’aspect. Tu descends alors de ta bécane et constates avec dépit qu’il te reste encore trois bons centimètres de caoutchouc intact… et oui mon ami… dans les virages il faut pencher, aller relativement vite et éviter au maximum de freiner… la bandedepeurophobie est, il est vrai, parfois suicidaire…

    2- Le rond-point

    Après cet échec cuisant tu cogites longuement. Et puis vient la lumière, l’eurêka tant attendu, la bouffée d’espoir… Cette illumination se matérialise sous la forme du rond point de ton quartier. Mais c’est bien sûr ! Pourquoi ne pas y avoir songer avant ? Tu te précipites sur ton casque et enfourches ta bécane à la vitesse de l’éclair. Au bout de la rue, telle une île miraculeuse émergeant d’un fleuve de bitume, recroquevillé entre l’épicerie et le bureau de poste, il t’apparaît : le rond-point, le cadeau que t’envoie le ciel pour laver à tout jamais ta honte et briller au firmament du monde motardesque. Tu t’engages autour de la protubérance semée de gazon asthmatique et figurant vaguement un chalet andalou (très rare) et une forêt de platanes nains.

    Les tours s’enchaînent de plus en plus vite et tu sens nettement que tu prends de plus en plus d’angle. Après avoir manqué de te manger trois mobylettes de postier, la camionnette de l’épicier et une demie douzaine de voitures impatientées par ton manège, tu finis par t’arrêter afin de régurgiter ton déjeuner derrière un bac à fleurs (tu as eu la présence d’esprit d’enlever ton casque). Néanmoins la partie gauche de ton gommard a pratiquement perdu la totalité de son ruban d’infamie. Par contre, évidemment, la droite n’a pas bougé. Tu en viens presque à regretter ta brillante idée… tes congénères, face à une telle disproportion pneumatique découvriront sans aucun doute ton stratagème (et tu ne connais pas encore l’excuse dite du « meilleur côté »).

    3- Rouler avec madame

    Après une sévère gamberge faite de savants calculs de masse, d’inertie, de force centripète ou centrifuge et de rayon de virage tu aboutis à cette conclusion : tu n’es pas assez lourd. Tu te dis qu’avec plus de poids tu auras plus de chance de pencher. Ta femme n’a alors pas le temps de formuler la moindre objection qu’elle se retrouve assise derrière toi… qui attaque comme un dingue malgré les hurlements paniqués de ta compagne.

    Tu penches le plus possible en suivant bien les consignes de trajectoire apprises durant le permis ; au bout d’une heure de virages très appuyés tu finis par rentrer car tu en as assez que ta chère et tendre te martèle le casque à coups de poings furieux… Il faut dire que le trajet sinueux l’a un peu éprouvé… et bien sûr elle ne pouvait pas enlever son casque (et va trouver un bac à fleurs sur une départementale de montagne)… Bref, après avoir évité de justesse le divorce tu te mets à nouveau à observer ton boudin (pas celui qui vient de te promettre de longues nuits d’abstinence, l’autre, celui qui chausse ta roue arrière).

    Constat général : c’est légèrement mieux mais ce n'est pas encore ça.

    4- Le sous gonflage

    Tu décides de tenter une nouvelle expérience (tu n’es plus à une près aujourd’hui).

    Tu dégonfles un peu tes pneus en espérant que la surface de contact au sol sera plus importante. Cela te semblait très futé sur le coup mais après quelques virages tu te mets à regretter cette initiative : ta bécane louvoie dans tous les sens, tu as l’impression de rouler dans du sable et manque de t’emplafonner dans une glissière de sécurité.

    Bref, après avoir risqué ta vie une bonne demi douzaine de fois (oui, six) tu jettes l’éponge et rentres définitivement au bercail.

    5- La lime et le papier de verre

    Toute la nuit tu te tournes et te retournes sur le canapé (madame a tenu parole) en te posant cette ancestrale et vitale question : comment éviter l’opprobre ? Ne pouvant décidément pas dormir, tu te lèves et t’habilles en silence pour ne pas éveiller ta femme qui dort dans la chambre. Tu pénètres dans le garage sur la pointe des pieds afin que tes voisins évitent de te prendre pour un malandrin et ne t’envoient la maréchaussée. Ta moto est, là, fatiguée. Il faut dire que tu l’as malmenée aujourd’hui… Et pourquoi finalement ?… Pas grand-chose, c’est vrai… Une vague aura de respect… Un petit morceau de reconnaissance un peu ridicule… Une miette de fierté superfétatoire : quelques centimètres de caoutchouc...
    Tu en es là de tes pensées et tu t’apprêtes à regagner tes pénates afin de négocier une trêve avec ta femme lorsque ton regard est accroché par un reflet sur une étagère. Toutes tes réflexions et tes bonnes résolutions te quittent aussitôt. Tu te précipites sur la caisse métallique et en extrais une lime et une feuille de papier de verre.

    Au milieu de la nuit, en pyjama, à genoux dans ton garage, tu passes une heure à frotter tes gommards…

    6- En guise de conclusion

    Le lendemain matin, sur le parking du supermarché où vous vous êtes donné rendez-vous, toi et tes futurs camarades de balade, tu arbores un sourire radieux qui ferait presque oublier tes larges cernes. Tes pneus sont totalement dépourvus de bande de peur. Lorsque les autres se pointent enfin, tu profites des présentations et des retrouvailles pour te pencher, l’air de rien, sur le caoutchouc arrière des autres bécanes… et là c’est la surprise : presque toutes possèdent une bande de peur… D’abord surpris, ton regard se met à briller et tu ne peux t’empêcher d’esquisser ce fameux petit sourire narquois que tu as tant de fois vu sans en saisir réellement le sens. Evidemment ton grimacement ironique ne passe pas inaperçu et tu découvres alors ce qui fait également le charme de la gente motarde : la mauvaise foi.

    Pour ne pas laisser notre lecteur sur sa faim ou afin de lui permettre d’éviter les remarques de ses camarades voici quelques excuses plus ou moins crédibles :

    1. Je rode mes nouveaux joints de culasse
    2. Mes pneus sont neufs
    3. Ma bécane est neuve et je l’ai pas encore bien en main
    4. En ce moment je ne fais que de l’autoroute
    5. Je roule avec ma femme et elle aime pas quand ça tourne
    6. Je roule de façon contemplative, ça se fait aussi
    7. Ouais, mais moi je passe pas ma nuit avec une lime dans mon garage
    8. Mes pneus sont un peu surgonflés
    9. Non, c’est une décoloration du gommard
    10. J’viens de prêter la bécane à un pote, j’ignorais que c’était un tel poireau
    11. Ouais bah toi t’habites pas en Normandie / à Paname / aux Pays-Bas / en Beauce (au choix)

    Zingaro - le 25 mai 2008
     
     
    Merci à Bruno pour le lien !

     

    Virée de mai (2)

     

    Encore une journée à avaler des kilomètres ! Les bagages à nouveau fixés, c’est reparti pour le sud. Jusqu’à la mer cette fois. Sauf qu’on n’y va pas vite. Qu’est-ce qu’il se passe ? Perdue ? Elle hésite. S’arrête. Sors la carte. Reprend la route lentement. S’arrête à nouveau. Pas de doute – pour moi en tout cas – elle est paumée. Une fois de plus. Dans un petit village dont la rue principale est recouverte de gravier pour cause de travaux, elle s’arrête à nouveau et je la vois courir après la factrice. Je suis sûre que la dame de l’administration se doute de la situation, elle ne doit pas en voir souvent des équipages comme le nôtre dans son bled perdu. Quelques minutes et un carrefour plus loin, elle apostrophe une vieille dame. Au rond-point, c’est un monsieur avec une baguette sous le bras. Ah, c’est reparti, elle a dû voir le bon panneau pour la direction qu’elle s’est fixée. Il n’y a pas de timing précis mais on y a laissé tout de même une heure dans cet égarement. Quelle manie de refuser systématiquement de prendre les grands axes bien indiqués alors qu’elle sait pertinemment que le sens de l’orientation lui fait défaut !

    Les Alpes pointent leurs pics au loin, par intermittence. Un peu avant midi, nous refaisons le plein toutes les deux. Moi, c’est parce qu’il paraît qu’il n’y a quasiment pas de pompe à essence sur la route Napoléon (ce qui s’avèrera être totalement faux). Elle, parce qu’elle est fatiguée, elle a besoin de reprendre des forces avant d’attaquer ce qui me semble la partie la plus intéressante du voyage.

    Une demi-heure de pause sous le soleil et c’est parti pour la plus longue série de virolos que j’ai jamais pris ! Euh… oui bon, il faut déjà se débarrasser de la demi-douzaine de voitures coincées derrière un camping-car fumant, puis un tracteur, puis un autre. Si c’est ça tout du long, ça va ressembler aux sorties du dimanche dans les Vosges où on passe plus de temps à essayer de doubler qu’à se faire plaisir dans les virages !

    En haut du premier col, la route est enfin libre. Plus rien devant moi, je me vois dans la pub de la voiture dont le GPS s’éclate : « C’est parti mon kiki… énorme… c’est cool… j’aime ça… quelle grosse marrade… ». Rétrograder, balancer, accélérer, redresser et se préparer pour le suivant, facile ! Mais soudain, glups… trop court, on va trop vite, l’épingle est déjà là ! En un quart de seconde, rétrograder, se remettre droit pour freiner un max, recoucher immédiatement… ouf, c’est passé. Bon, pour les prochains, on va se la jouer touriste… au moins le temps de ralentir le rythme cardiaque… Petit à petit, la confiance revient, la conduite devient plus franche, là c’est le bonheur ! Ça monte, ça descend, ça n’arrête pas. Côté paysage en haut, ce n’est pas terrible : ni neige ni verdure – ou si peu – la terre pelée a un aspect plutôt lunaire. Jusqu’aux gorges du Verdon où je retrouve avec plaisir l'herbe et les fleurs. La route est sinueuse à souhait mais plutôt étroite et les voitures qui viennent en face ont quelquefois tendance à déborder de leur portion réservée en sortant des virages, il faut en tenir compte. Pas grave, on profite gentiment de la balade ensoleillée en saluant quelques motards au passage.

    Tout d’un coup, la route s’arrête. Juste en face, c’est la roche. Massive. Je m’attends à voir Coyotte (Carnivorous Vulgaris) tremper son pinceau dans un gros pot de peinture pour tracer vite fait un tunnel destiné à piéger le roadrunner que je suis. Il n’y a qu’en arrivant vraiment dessus que je me rends compte que le revêtement file à gauche. Drôle d’impression !

    De nouveau des cols. Deux sportives immatriculées en Allemagne me doublent. Une petite envie de les accrocher mais il faut être raisonnable, je roule depuis plusieurs heures déjà et il m’en reste encore autant à faire ! Je retrouve les deux motos dans la vallée, arrêtées sur le bas-côté. On dirait bien que les pilotes débattent de leur chrono. Dans la montée suivante, ils me la rejouent à l’identique. Et de nouveau s’arrêtent pour papoter en bas. Moi je continue, tranquillement, mon petit bonhomme de chemin. Sans traîner mais sans faire de score non plus. Au détour d’un virage, en haut du Col Bayard, ça y est, je la vois ! Tout au fond, un peu dans la brume, je vois scintiller la mer. Juste un petit bout, mais elle est là.

                                                                                              SP_A0703

     

    C’est en fin d’après-midi que notre destination du jour est atteinte. Elle n’a pas le courage de chercher l’adresse et se pose dans un coin, s'assoie sur une bite rouge de pompier et attend que son copain qu'elle a appelé vienne la récupérer. Une heure au soleil en attendant qu'il quitte le boulot, à ne rien faire, c’est bon. Enfin, c’est un peu long tout de même. Et puis il fait chaud. Et les gens qui passent sur la route nous regardent bizarrement. Ah, ça y est, j'entend le bruit rauque d'un TDM. Oui, c'est lui, il est là son pote, celui qui a tout quitté à Nancy en fin d’année dernière pour aller travailler sur la côte ! Ils se tombent dans les bras l'un de l'autre. C'est chaleureux, ça fait plaisir à voir. Ils se retrouvent ensemble pour trois jours, que du bonheur ! j’aurais su faire que j’y serais allée d’une petite larme…

     

    Virée de mai (1)

     

    Une sacoche collée devant, un gros sac sanglé derrière, et c’est parti pour la grande virée de l’été ! Un peu en avance certes, on n’est qu’au mois de mai, mais il pleuvait tellement ces deux dernières années au mois d’août… Côté température, ravancer de trois mois, ça se sent bien. Surtout le matin. Un premier arrêt à peine une heure plus tard pour passer les gants d’hiver, puis elle se colle à moi pour ne pas prendre trop le vent et serre les jambes pour se réchauffer près du moteur. C’est juste un mauvais moment à passer, on roule vers le sud !

    Pause déjeuner dans une station d’essence. Pas terrible côté environnement. Je crois que le côté bucolique de Lons-le-Saulnier lui échappe… Dans la station d’en face, un groupe d’une dizaine de motos allemandes fait le plein. Ça fait du bruit, ça s’interpelle, ça rentre, ça sort, ça bouge dans tous les sens. Je suis contente qu’on ne soit parties que toutes les deux, libres, sans contraintes ou presque. Elle croque tranquillement une pomme, assise sur un échantillon de pelouse, près de moi. Le soleil la réchauffe doucement.

    Un petit clin d’œil en passant devant l’usine de la Vache qui Rit et, une heure plus tard, on quitte la nationale pour se diriger vers le premier squat. La route est nettement plus agréable à travers la campagne fleurie. Une fête de village nous oblige à un détour pour cause de défilé de chars. J’apprendrai plus tard qu’il s’agissait de la fête annuelle du muguet. C’était donc ça le gros tas de coton sur roulettes ! La déviation nous fait passer par les bords d’un lac magnifique. Dommage qu’il soit impossible de s’arrêter, la photo aurait été jolie.

    Nous sommes tout près de notre destination lorsqu’un truc bizarre nous interpelle à une station d’essence. La curiosité l’emporte, demi-tour pour aller voir de plus près : non, pas d’erreur, il s’agit bien d’un chameau ! Serions-nous allées un peu trop loin vers le sud ?

                                                                                                             Chameau

    En réalité, c’est juste un cirque qui s’est installé en ville. Mais on a bien fait de faire demi-tour. La motarde en Harley qui se trouvait là et à qui elle a demandé la route lui indique la direction opposée à celle qu’on prenait. Bien joué…

    Notre hôtesse du jour est du genre accueillant : il y a déjà six voitures stationnées dans sa cour. Je me trouve une petite place en plein milieu du porche d’entrée. Les roues sur un carrelage nickel, juste en face de la porte, je me pose un peu en star, mais j’aime bien ! Si j’avais eu l’intention de somnoler tranquillement, c’est raté : régulièrement des membres de la famille viennent me voir. Il y a des ex-motards parmi eux, je sens une petite pointe de nostalgie chez certains…

    En fin d’après-midi, la cour se vide totalement, le barbecue est mis en route. Là, ça fait vraiment vacances ! Elle, sa copine et une autre jeune femme viennent prendre l’apéro sur la table de jardin, en papotant à mes côtés. Ça discute d’hommes, d’internet et de motos. Évidemment.

    La nuit tombe. Comme je suis à l’abri, elle ne m’a même pas déplacée dans le garage. Je crois qu’elle aime bien l’idée que je sois prête à repartir immédiatement.

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    Dimanche au salon

     

    Au salon du 2 roues à Paris, trois écrans sur le stand Eurosport diffusaient des directs sportifs : basket, rugby et moto.

     

    Ce salon a beau être le rendez-vous des motards, tous les regards de la foule amassée autour du stand étaient, ce dimanche, tournés exclusivement vers l’écran géant central… le match de rugby !

     

     

     

     

    Moi je m'en suis mis plein les yeux, et c'était pas du rugbymen :

     

     

     

    Ça fait rêver...

      (petite idée en passant destinée aux ceusses qui ne seraient pas trop inspirés pour mon cadeau d'anniversaire !)

     

     

    Et d'autres plus étranges (merci Bruno) :

     

     

     

     

    Proxémique

     

    Huit heures de moto derrière moi, et il a réussi l’exploit de ne jamais me toucher ! Toujours parallèle à mon dos, les deux mains sur le réservoir… certes un peu crispé le SDS*, novice en la matière, mais quand même !

     

    Bon, je ne m’attendais pas à ce qu’il m’agrippe non plus, mais un minimum de contact aurait été sympathique durant ce long trajet. C’est le genre de petits trucs qui occupent l’esprit de manière agréable sur les longues lignes droites, même si ça ne va pas plus loin.

     

    En étant devant, je ne pouvais pas faire grand-chose non plus : juste ma main qui se repose négligemment sur sa cuisse un instant, mon bras qui se détend sur son bras définitivement soudé au réservoir, et quand je reculais mon assise histoire d’éviter les courants d’air entre nous, il reculait également, pour ne pas gêner probablement…

     

    Finalement, j’aurais dû prendre un sac à dos, au moins j’aurais eu chaud dans le dos.

     

     

     

     

    * Sac De Sable = passager ou passagère

      

    Trouvé sur le net

     
     
    Merci Carl !

    Et là, c'est le drame...

    Une file de voitures arrêtées sur la route. Une remontée tranquille entre elles et la ligne blanche, jusqu’à la voiture de tête. Un temps d’arrêt, la voiture bouchonneuse finit sa manœuvre. Je redémarre en même temps que le véhicule à ma droite. Mais moi pour aller tout droit, elle pour tourner à gauche.

    Et là, c’est le drame. Ma tentative d’évitement n’a rien évité, la voiture touche le carénage droit et je m'étale lamentablement par terre.

    Oui, je sais Corbac, j’aurais dû rester allongée (et je ne veux pas entendre un « comme d’hab » ici, merci) pour faire venir les flics, les pompiers et tout le bastringue. Mais j'ai les gosses à la maison, il est déjà tard et il y a encore une petite heure de route, faut que je rentre, pas le temps de jouer les prolongations.

    Je me releve prestement. Un homme m’aide à redresser la moto pour la mettre sur le bas-côté, devant l’entrée d’un centre équestre. Coup d’œil rapide : tout va bien, pas de fuite d’huile ou d’essence, a priori peu de dégâts.

    Toutes les voitures coincées dans le bouchon sont parties. Au moins, pas de problème pour lister les témoins, on va gagner du temps !

    Je pose mes gants, mon casque, mon sac, mon cuir, je prends une cigarette. La dame de la voiture s’est garée au centre équestre et commence à remplir le constat. L’homme qui m’a aidée à relever la moto lui fait le petit schéma d’usage en bas du constat. Lorsque je prends le relais pour ma partie, une autre femme s’approche discrètement de moi et me glisse à l’oreille : « Notez qu’elle n’avait pas le droit de tourner, c’est une ligne blanche ! » et repart tout aussi discrètement. Ah, la fraternité des bourgeoises propriétaires de bourrins, j’aime ! N’empêche que j’ai corrigé le croquis, merci ! Je finis de cocher les cases, on signe, l’affaire est close.

    La voiture tamponneuse repart avec ses gamins qu’elle venait récupérer pendant que je me débats avec mon casque pour enlever la visière cassée. Zut, ma poignée de frein est toute tordue. Et le clignotant droit cassé. J’aurais dû mettre ça sur le constat, comment est-ce que je n’ai rien vu avant ? Tant pis, trop tard.

    Malgré mes lunettes de soleil, mes yeux pleurent à cause du vent, difficile d’aller très vite, je ne vois pas grand-chose. Je commence à ressentir une douleur à l’épaule et un mal de tête grandissant. Je n’ai pas trop d’idée de l’heure et je me demande si le cabinet médical sera encore ouvert quand j'arriverai à Nancy. Dans le doute, je m’arrête à la station d’essence pour l’appeler. Mes yeux apprécient la pause. Mais je n’ai pas le numéro de mon médecin sur le portable. Et je ne sais plus comment faire pour avoir les renseignements. Alors c’est fille troisième qui sera chargée de le joindre pour lui demander de m’attendre. J’adore fille troisième : aucune panique, elle a tout noté, tout compris tout de suite et a même pensé à me prodiguer quelques paroles d’encouragement pour la route du retour !

    Mes yeux ne pleurent plus, je peux aller un peu plus vite mais les lunettes de soleil ça n’est pas l’idéal en fin de journée…

    Au moment où j’arrive enfin dans l’impasse qui mène à mon garage, le moteur cale. Ah oui, je suis sur la réserve depuis un moment, j’avais complètement oublié ce détail ! Les derniers mètres se feront en poussant…

    Fille troisième m’attend à la porte : le médecin est prévenu, il faut que j’y aille tout de suite. Je lui fais un grand sourire et des bisous, elle est toute contente de me voir entière et me met à la porte.

    Lorsque j’arrive sur le pallier du premier étage, mon médecin attend l’ascenseur. Il était temps. Il fait quand même l’effort de rouvrir son cabinet mais la visite est expédiée, le manteau sur le dos.  Deux doigts sur les cervicales, un moulinet avec mon bras droit et le verdict tombe : rien de cassé. Une ordonnance d’antalgiques, ça fera 21 euros, merci, au revoir.

     

    Je suis crevée mais j’ai largement de quoi repenser à tout ça le soir dans mon lit, cet imbécile de toubib m’a prescrit des antalgiques contenant de la caféine.

    Le croquis du constat ne correspond pas à la réalité, l’emplacement des routes n’est pas bon et le rectangle qui représente ma moto est dessiné sur la voie de gauche ; c’est bien joué pour que j’ai tous les torts. Merde.

    Faut vraiment que je change de médecin. Quand même, il pourrait prendre les escaliers pour un étage !

    Ironique la vie, j’avais justement pris la moto rouge aujourd'hui pour négocier avec un collègue de boulot un échange de carénage contre un noir ; il va être moins d’accord maintenant.

    Va falloir que je remette un minimum d’essence, faut que je trouve un bidon.

    Demain, je retourne au cabinet médical, j’ai trop mal au cou et à l’épaule.

    Dommage, j’avais négocié un plan B avec GI Jo (en remplacement de mon vieux du moment qui m’a lâchée pour le week-end, je sais, c’est le monde à l’envers !) ; obligée d’annuler et je ne pourrai pas le revoir avant six mois…  

    Je sais, je vais envoyer une photo aérienne de l’endroit en même temps que le constat - merci les Pages Jaunes - pour corriger le tir ; peut-être que ça mettra un doute sur l'honnêteté de la conductrice.

    Et puis je vais me faire prescrire un arrêt de travail.

    Je vais garder les filles avec moi ce week-end pour me donner un coup de main, leur père comprendra.

    Atypic et Idho m’ont bien fait rire ce soir avec leur numéro de duettiste sur MSN, ça fait du bien.

    Il faut que je trouve quelqu’un pour faire mes courses de la semaine.

    Mais comment a-t-elle pu ne pas se rendre compte que j’étais à côté d’elle ? Mon vieux pot Devil tout rouillé fait quand même un sacré bruit ! En plus, elle devait avoir mon phare dans son rétro. Intentionnel ?

    Tiens, j’ai mal à la hanche aussi…

    Bon sang, trois heures du mat et je ne dors toujours pas…

     

    Carole

     
    Aujourd'hui, c'est ça :

     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Parce qu'hier, c'était ça !
     

    Bol d'or 2006 - Le camping

    Les puristes vous diront que pour vivre le Bol à fond, il faut dormir sur place. Ce qui signifie toile de tente, sac de couchage, packs de bières et boules Quies.

    Là, je reconnais que j’ai fait ma chochotte, j’ai préféré faire deuxième oreiller à l’hôtel. Je n’ai pas dormi beaucoup plus, mais au moins confortablement et, surtout, avec douche chaude et sanitaires propres.

    Cela dit, la visite du zoo est intéressante à plus d’un titre, que ce soit pendant la course ou après. J'ai adoré me balader parmi les carcasses carbonisées et les mecs déjantés (carbonisés aussi quelque part). Il y a des endroits comme ça où on se sent bien, comme chez soi... Je me demande si je ne devrais pas consulter...

     

    Sixième et dernière série de photos : le camping.

     En live

    (clic droit + nouvelle fenêtre)

     

     

    Bol d'Or 2006 - Les voitures

    Jouer avec les motos c’est bien, avec les voitures c’est mieux. Ce n’est pas que le motard n’aime pas les voitures, c’est juste qu’il les aime différemment.

     

    Cinquième série de photo : une jolie collection de caisses.

     

     

     

    PS : Je n'ai pas remis de légende sous les photos parce que Billou il fait rien qu'à m'embêter alors débrouillez-vous. En plus je suis balade. Et zut.

    Rhoooo, quand je me mouche, ça fait le même bruit que la vidéo... Yeahhh !!!

     

    Bol d'Or 2006 - Les moteurs

     

    Dans le « Camping gratuit du Bol d’Or », c’est à qui fera le plus de bruit au rupteur et le plus de flammes. Au point que, de la moto de départ, il n’est quelquefois conservé que le moteur. Il faut reconnaître qu’il y a là une parfaite maîtrise de la mécanique comme des carburants explosifs et un goût affirmé de la destruction (notamment auditive).  

     

    Quatrième série de photos : les moteurs

    Et pour avoir un aperçu du bruit (et du reste d'ailleurs), une vidéo amateur : http://www.dailymotion.com/blog/video/701589?play=1&resize=1&key=ouls18yqd3etrbc7fwacx2ard3oec1b02d0mco8w

     

    Bol d'Or 2006 - les motos

    Le Bol, c’est 24 heures de course d’affilées. Soyons clairs, même pour les passionnés, on ne reste pas 24 h assis à regarder tourner les motos, ça finit par lasser en plus d’être inconfortable. Heureusement, il y a la visite du zoo qui fait la spécificité du Bol.

     

    Le zoo, ou le Bronx, ou ce qu’on veut (officiellement, ça s’appelle le « camping gratuit du Bol d’Or »), c’est un no man’s land sans foi ni loi où tout est permis. C’est là qu’on peut mesurer l’étendue du délire des motards et accessoirement des effets de la bière à haute dose, l’essentiel étant de se faire remarquer. Mad Max à côté, c’est de la couille de mite.

     

    Troisième série de photos : les motos.

     En live

    (clic droit + nouvelle fenêtre)

     

    Bol d'Or 2006 - Les paddocks

    Par un heureux hasard (et une négociation menée de main de maître), mon entrée « Invité » me donnait aussi droit à une visite des paddocks. J’ai lâché mes copains au concert de Bertignac sans aucun regret (eux-mêmes n’y sont pas restés bien longtemps, c’était trop nul) pour m’immiscer dans les coulisses de la course.

     

    Les paddocks, c’est là où se font le ravitaillement des motos, les changements de pneumatiques et de pilotes, les petites et grosses réparations… C’est là aussi où les pilotes s’habillent (hé hé hé…).

    Non, il n’y a pas de photos de pilotes à poil dans l’album ! D’abord parce que le premier sur lequel je suis tombée – par inadvertance bien sûr – n’aurait pas mérité de figurer sur mon calendrier perso. Moi qui pensais que les courses d’endurance ne pouvaient être pratiquées que par des sportifs confirmés, il semble que le levé de bocs de bières fasse aussi partie de l’entraînement pour certains. Heureusement, les autres étaient plus représentatifs de l’image fort sympathique du jeune pilote sportif.

    Mais, pour répondre à la question que tout le monde se pose sans jamais trouver l’information dans un quelconque magazine moto : qu’est-ce qu’il porte le pilote sous la combi de cuir ? Hein ? Et bien, pour le plus sexy d’entre eux, un boxer (à priori 53 % polyamide, 35 % polyester et 12 % élasthanne) des plus seyants et un t-shirt gris assorti, col rond et manches courtes. Je n’ai pas pu voir pour les chaussettes, désolée.  Ça c’est de l’info !

     

    Deuxième série de photos : les paddocks.

     En live : Arrêt au stand - Ravitaillement - Sortie du stand - Retour sur la piste

    (clic droit + nouvelle fenêtre)

     

    Bol d'Or 2006 - La course

     

    En plus de jouer le rôle de sherpa pour transporter bénévolement un immonde tas de sacs de couchage et autre matelas gonflable même pas à moi sous le futile prétexte que je n’emmenais personne derrière, sabotant par la même occasion l’absolue perfection du CX formé par mon corps profilé accouplé à une machine magnifiquement carénée (à moins que ce ne soit l’inverse), j’ai aussi ramené quelques photos.

     

    Le Bol d’Or, ça ne se raconte pas, ça se vit.

     

    Première série (ce qui laisse sous-entendre qu'il y en aura d'autres) : la course.

     

     

    Si c’est pas expédié comme billet ça…

     La course <— en live —> La course

    Bonus pour le Corbac

    (clic droit + nouvelle fenêtre)

     

    PS : Quelques photos ne proviennent pas de ma collection personnelle, l'appareil jetable c'est pas toujours parfait !

    PPS : Pour lire le commentaire en entier, c'est mieux d'aller sur l'album lui-même.

     

    Bol d'Or 2006

     
    Week-end Bol d'Or fabuleux, faut que je trie les photos, patience !
     

    Du Bol pour le tirage

    Sur le coup, quand j’ai vu le titre de l’annonce, mon œil s’est allumé : il y a une Ducati 999S à gagner au Bol d’Or !

    Pas de questionnaire tordu sollicitant un minimum de connaissances motardes, c’est juste un tirage au sort, je peux tenter ma chance !

    Ah, le prix du billet est de 100 euros. Oumpfi, ça refroidit ça.

    Petit tiroir caisse en marche dans la tête et calcul de probabilité vite fait sur le gaz : vu le prix de la bête, ils doivent tabler sur un minimum de 250 billets vendus pour faire une opération blanche. Donc 1 sur 250 pour une mise de 100 euros… c’est jouable. Non, trop risqué pour moi, surtout que les jeux ne m’ont jamais rien rapporté. Enfin, les jeux d’argent en tout cas. Et puis, 250 participants, c’est un minimum… Quoique… Non, franchement pas le moment, déjà qu’il ne me reste que 15 euros pour finir le mois… Oui, mais si jamais… Je me verrais bien sur une Ducati moi…

    Cela dit, qu’elle ait fait le Bol ou pas m’importe peu ! Tiens, justement à ce propos, qu’est-ce qu’il se passe si elle chute ? Je vais aller lire le règlement là (http://www.ducati-boldor.new.fr). Voilà, j’ai l’info : on peut gagner la Ducati qui court mais sans les options pistes (ils remettent tout en configuration route après le Bol) et, surtout… dans l’état, quel qu’il soit !

    Et là je dis que celui qui a déjà la chance de gagner la bécane doit en avoir encore suffisamment (de la chance) pour la récupérer en bon état de marche. En clair, faudrait qu’il ait un cul sacrément bordé de nouilles celui-là ! Tiens d’ailleurs, à propos de nouilles… heu… non, rien.

    Pfff… même pas la peine d’y songer. Si le hasard, exceptionnellement, me faisait gagner, à tous les coups je me ramène une épave ! Tu parles d’un cadeau…

    En plus, elle n'est pas terrible en blanc…

     Suite de l'affaire :

    La Ducati est arrivée entière, en 27e position (9e dans sa catégorie). Mais...

    "Au soir du Bol d’Or, il manquait toujours 50 participants pour clore la tombola. « Si le quorum n’est pas atteint, on remboursera les autres participants » explique Alain Martin le team manager de la N°999. C’est dommage, de laisser passer l’occasion d’acheter une Ducati 999 à 100 Euros !"

     

    Hissez les couleurs !

    Un nid de poule, que dis-je, un nid d’éléphant ! Et moi qui regardais mon compte-tours à ce moment là…

    Brutalement, le guidon se braque complètement à droite en me balançant un méchant coup dans les bras qui résonne tout du long de la colonne vertébrale. Contre-braquage instinctif à gauche, coup de pied violent au sol pour éviter la chute avec attaque du cale-pied sur le mollet gauche. Rétablissement rageur vers la droite sonorisé avec une poignée de gaz à fond parallèlement avec un réflexe de débrayage, le tout immédiatement suivi par trois mètres de roue libre dans l’herbe le long du fossé puis retour sur l’asphalte en passant par les classiques petits gravillons stockés au bord des routes de campagne et, enfin, reprise en main de la lourde GSXF. Ouf, c’était limite !

    Pourtant, j’y suis passée la semaine dernière sur cette petite route là, je m’étais même fait la réflexion que c’était drôlement dangereux de laisser un trou pareil sans aucun avertissement autre que des travaux 50 mètres plus loin…

    Finalement, je suis assez contente de mon rétablissement sportif même si, vu de l’extérieur, ça devait être assez comique. J’ai juste quelques éraflures au mollet. M’est avis que je vais bientôt passer à la couleur à cet endroit là.

     

    Et le soir même, je ne sais pas comment je me suis débrouillée mais je me suis cognée violemment le genou droit en montant sur la moto.

     

    Bon ben là, je crois que c’est clair : je suis prête à regarder le match de foot dans deux jours…

     

    ALLEZ LES BLEUS !!!!

     

     

    Je ne fais pas ce que je veux avec mes cheveux

    Le casque, c’est pas top pour les bouclettes. En tout cas les miennes, elles ne résistent pas à plus d’une demi-heure (voire quelquefois moins) de balade moto. Le cheveu se détend, s’allonge et finit par me tomber dans les yeux. Alors au bout d’une longue journée comme aujourd’hui, je me retrouve avec de la ficelle sur la tête.

    J’ai l’habitude de dire que mes cheveux vivent leur vie en toute indépendance mais il y a des limites tout de même. Parce qu’en lisant un blog aux travers de quelques mèches, j’ai vu un truc bouger. Si si, Il y a une mèche qui bouge !

    Je pose mon café, je louche sur la rebelle, rien. Bouge plus. La fatigue sûrement. Je reprends ma lecture. Au bout de quelques minutes, voilà que ça recommence !

    J’y passe la ma main et je trouve… une petite chenille, comme celle que j’ai observée un bon moment cet après-midi sous les sapins qui bordent la route de la célèbre course de côte de Barr. J’avais pourtant fait attention en reprenant mon casque, ce qui d’ailleurs m’a évité d’embarquer une grosse limace collée à la visière.

    Je me demande quand même comment cette chenille a pu survivre coincée entre le casque et ma tête durant les deux heures du retour. Ce qui prouve que ça résiste à tout les insectes !