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Économie religieuseExtrait d'une conversation à propos de la création du purgatoire dans la tradition de l'église catholique au XVe siècle :
(...) Faut dire qu’ils ont fait fort. Aujourd’hui ils sont leader du marché de la religion alors qu’ils ont quand même eu pas mal de difficultés.
Déjà quand ils sont apparus, ils avaient pas mal de concurrents, notamment les juifs sur le marché du monothéisme et, malgré ça, ils ont réussi à passer n° 1 et à centraliser leur siège social au Vatican. Après, ils ont dû affiner leur produit, surtout qu’à la base, c’était un plagiat total de celui des juifs. Mais bon maintenant, ils ont plein de produits différents, et tous les clients peuvent y trouver leur compte. L’idée de base reste la même (vie éternelle, et tout), mais avec des spécifications différentes suivant les églises Baptiste, Épiscopale, etc.
Et même les musulmans qui sont arrivés plus tard sur le marché ne peuvent plus suivre, même en faisant du dumping sur le produit avec les 70 vierges et tout. Les juifs sont restés sur un chiffre d’affaire stable et maintiennent leurs parts de marché grâce à un fort protectionnisme qui, même si il freine leur croissance, leur garantit des bénéfices constants. Bon après, il y a les petites boîtes qui essayent de démarrer en start-up, mais avec le monopole que détiennent les 3 religions révélées, c’est totalement impossible de se faire une place parmi les géants qui exercent un lobbyisme constant pour les faire cataloguer comme sectes et les faire couler. À la limite, il y a la scientologie qui a pu se faire une petite place mais elle est à deux doigts de flancher, et je ne parle même pas de la secte raëlienne qui, même si ils font des bénéfices pour le moment, est vouée à disparaitre… (Kicker, sur www.spontex.org)
Loisirs créatifsTous les ans, c'est pareil : "Qu'est-ce que tu fais pour les vacances ?"... suivi immanquablement, et sans prendre la peine d'attendre - ou si peu - ma réponse, d'un "Moi, je...".
Reléguée au rang de support de monologue. Comme souvent la plupart du temps. Comme tout le monde d'ailleurs. Dans une conversation à deux, chacun y va de sa petite histoire, pense à ce qu'il va dire lorsque l'autre parle tout en guettant le mini temps mort, la reprise de la respiration pour y placer vite fait un truc du genre "C'est comme moi tiens ... " ou autre "Ça me fait penser à ... ". Un jeu des chaises musicales adapté aux dialogues : lorsque la musique s'arrête, faut prendre la place.
Bon, c'est pas tout ça mais qu'est-ce que j'ai prévu pour les vacances ? Du point de croix.
Ah ben oui, là évidemment, les deux semaines au camping du Pylône, c'est tout de suite moins glamour. Trop classique la virée en Espagne. Dépassé le trekking dans les Alpes. Non, moi c'est le point de croix. Imparable.
D'ailleurs, j'ai déjà commencé :
Made in pas FranceC'est l'été, les beaux jours sont là, envie d'un sandwich à grignoter sur l'herbe ?
Oui mais, pour tous les handicapés culinaires comme moi, comment doser juste et bien chaque ingrédient qui composera ledit sandwich ?
Parce que, contrairement à ce que peuvent laisser entendre certaines rumeurs urbaines, l'empilage de pain - beurre - jambon - cornichons ne peut pas, que dis-je, ne doit pas se faire au hasard, c'est scientifique. Si si !
Pour preuve, voici la formule :
W = l'épaisseur de cheddar en millimètres Par exemple, si vous avez choisi un pain épais aux céréales (tranche de 18 mm), avec des pickles (3 cuillers à café), de la tomate (4 tranches), de la salade (2 feuilles), du beurre (1 mm), et, soyons fous, de la mayonnaise (2 cuillers à café), il vous faudra mettre très exactement une tranche de 8,27 mm de Westcombe Unpasteurised Mature Cheddar pour obtenir votre casse-dalle idéal. Mais je vous entends d'ici, faut-il être agrégé de mathématiques pour s'en mettre plein la bouche (et les doigts) ? Que nenni ! Internet là encore nous sauve d'une cruelle déception gustative. Sur http://www.cheddarometer.com/, tout est calculé pour doser, au millimètre près, chacun des paramètres. Merci qui ?
PS : Évidemment, l'origine anglo-saxonne du site limite au pain de mie et au Cheddar. Mais c'est toujours mieux que le sandwich SNCF qui déborde allègrement et sans complexe de la zone d'(in)activité des fonctionnaires du rail.
Trouvé sur le netQuand les publicitaires se lâchent, ça donne un monde virtuel très réaliste...
Trouvé sur le netJ'aime bien le relookage épisodique du logo Google, comme celui-ci pour le "Earthday" :
Sans compter qu'ils ne manquent pas d'humour :
... l'étape 20 du trajet...
Trouvé sur le net
Une bière ça couvre 1 % des besoins journaliers en vitamine C, B2 et B1.
Donc il faut donc boire 100 bières par jour pour avoir une alimentation équilibrée.
QuestionnageBon, alors on disait que c’était ma semaine de relâche là…
Trouvé sur http://question.jeremie.net :
Question : « Quelle est l’expression favorite des gigolos ? » Réponse : « … vous habitez chez vos enfants ? »
Question : « Quelle révolution technologique vous a le plus aidé ? » Réponse : « Le Minitel, c’est bien plus haut qu’un bottin sous les fesses. »
Question : « Quel est le sport le plus dangereux ? » Réponse : « Le saut en profondeur. »
Question : « Quelle passion n’existe pas en apesanteur ? » Réponse : « La chionosphéréphilie ; cette passion pour les boules de neige en plastique perd un bon 98 % de son intérêt en apesanteur. »
Bon sang, faut vraiment que je me remette à bosser sérieux…
Système d'Assistance VaudouJe connaissais les dépannages informatiques « à l’ancienne » dont le principe est des plus simples : un grand coup de tatanne sur la bête récalcitrante et ça repart. Soit dit en passant, ça fonctionne particulièrement bien pour les écrans.
Mais voilà que je découvre aujourd’hui le dépannage vaudou !
Après moult déconnexions MSN intempestives hier soir, la Freebox faisait ce matin preuve d’une instabilité persistante en redémarrant toutes les deux minutes. De temps en temps elle se prenait une pause mais avec un affichage de l’heure des plus fantaisistes. Résultat de cette agitation incontrôlée : plus d’ADSL sur aucun PC alors que la télévision numérique et le téléphone issus de la même boîte fonctionnent correctement. Après avoir vérifié mes câbles, constaté que le réseau entre les PC était toujours vivant, rebooté la Freebox et perdu je ne sais combien d'euros à tenter de joindre la hot-line, j’ai ressorti des cartons mon bon vieux modem rameur.
Ah, le bonheur de la connexion bas débit… Avantage, je me suis bien avancée dans mon boulot pendant que je tentais vainement d’ouvrir une page de blog. Mais qu’est-ce que j’ai pesté contre ces fichus PPS qui mettent trois plombes à arriver dans ma messagerie ! Il n’y a guère que MSN qui ne souffre pas trop de cette lenteur. Et c’est tant mieux, car c’est ainsi que j’ai eu l’occasion d’expliquer mes soucis et appris qu’il suffisait de rebooter la Freebox cinq fois. Vieux doute : pourquoi cinq plutôt que quatre ou six ? Parce que c’est comme ça, faut pas chercher à comprendre. Paraît même que c’est marqué dans la doc. Comme pour toutes ces médecines parallèles, quand on ne sait plus quoi faire, on tente n’importe quoi, même les trucs les plus improbables, plus rien à perdre. Donc, je l’ai redémarrée cinq fois. Pas plus, pas moins. Et le pire, c’est que ça marche !
Alors, merci Yves d’avoir été là au bon moment et, en prime, tu as toute mon admiration pour avoir lu la doc en entier ! Je crois bien même que si tu me dis, à l’occasion d’une prochaine panne, qu’il faut que je tourne trois fois autour un soir de pleine lune avec une plume de vautour dans une main et un poulet fraîchement sacrifié dans l’autre, ben je le fais…
Espionnage et profilageC’est arrivé samedi dans la nuit. Bon, d’accord, j’avais débranché temporairement mon pare-feu, celui qui me fournit une protection solide contre les voleurs, les vandales et autres pirates du Net. Je l’avais viré parce qu’il me bloque aussi l’affichage des photos des blogs et, à la longue, je trouve ça frustrant. Donc, quelques minutes sans protection pour découvrir le monde en image des espaces perso… enfin, quelques minutes… vous savez ce que c’est, on regarde un blog, puis un autre qui nous entraîne sur un troisième… lorsque brutalement une fenêtre de recherche sur le viagra et toute une liste d’adresses sur le sujet me saute à la figure (dois-je le prendre mal ?), suivie cinq secondes plus tard d’une autre sur des jeux de casino, puis une troisième fenêtre de recherche sur des trucs financiers et ainsi de suite chaque cinq secondes !
À force de plantages, on apprend à rester zen devant toute manifestation intempestive informatique. Je reconnecte mon pare-feu et termine de lire tranquillement le blog que j’avais sous les yeux. Enfin, tranquillement si on veut, je suis interrompue toutes les cinq secondes. Trop difficile de se concentrer, je laisse tomber. Et je lance Spybot - Search and Destroy. J’aime bien ce mot, Destroy. Pendant ce temps, je papote avec un contact qui vit depuis quelques mois en assez bonne intelligence avec son spyware à lui. Il s’y est habitué…
Spybot me trouve pas mal de cochonneries à éradiquer mais, quand je lance le navigateur, j’ai l’honneur d’y trouver une nouvelle barre d’outils qui a pour nom Elitebar, avec accès privilégié pour des jeux de casino, des sites pour adultes et autres icônes du même acabit. Bon, destroy peut-être mais pas tout, loin de là ! En plus, j’ai une nouvelle icône verte sur le bureau : « Click me ! ». Sur le coup, ce titre me fait penser à un gif animé, une blonde dévêtue qui… mais je m’égare. Je supprime le raccourci du bureau et, en suivant le lien, le programme qui, soit dit en passant, s’appelle France.exe.
Je fouine à nouveau sur le net pour dénicher Spy Sweeper. Bon, c’est payant ce programme mais il y a une version d’évaluation de 30 jours. Ça devrait me suffire. Téléchargement, installation, scan… plus de 30 minutes pour faire sa liste. À 3 h du matin, ça fait long. Avantage, je croise ma fille qui rentre de boîte ; je lui explique mes soucis en deux phrases, elle me raconte les siens en trois romans. Et 37 fichiers supplémentaires au crédit de Spy Sweeper, dont la fameuse Elitebar. Je coche, je fais détruire, ouf ! plus rien dans le navigateur et plus de fenêtres. Enfin, durant deux minutes… la joie a été de courte durée ! Elles arrivent par paquet de quatre maintenant et plus rien après. Je vais me contenter de cet à peu près pour l’instant. Je vais me coucher.
Le lendemain soir, je reprends le combat. D’abord supprimer le programme de l’icône verte qui se recrée à chaque redémarrage. Puis je plonge dans les forums du net : je ne suis qu’une des nombreuses victimes de ce Click me ! Il y a des réponses très compliquées, d’autres plus simples proposent d’essayer Ad-Aware. Why not ! C’est parti pour le téléchargement, l’installation et le scan du disque dur. Bonne pioche : 225 de plus que Spy Sweeper et Spybot réunis tout de même et notamment dans le Regedit. Là, je me dis que c’est tout bon, plus de soucis ! Mais il me reste l’icône verte du bureau. Et les fenêtres qui reviennent de plus belle. Bon, pas le choix, va falloir faire dans le compliqué.
Le compliqué se présente sous la forme d’un programme, Hijack This, qui est un utilitaire pour lister tous les modules additionnels (add-on) du navigateur, les boutons et les options de démarrage. En clair, il affiche tous les fichiers et leur emplacement, il n’y a plus qu’à cocher pour supprimer. Sauf qu’il ne fait pas le tri entre les bons et les mauvais. Ça tient sur trois pages sa liste… Et c’est à moi de trouver l’intrus ! Le truc sans filet quoi.
Je survole plein de forums à ce sujet pour y repérer des indices. Me prend pour l’inspecteur Roger Duflair. J’en trouve quatre de suspects. Mais il y en a deux qui sont franchement plus suspects que les deux autres. Je me lance. Je coche les deux fichiers douteux. Et je fix (c’est le nom du bouton exterminateur). Et relance le listage. Sauf qu’un seul a été supprimé. L’autre s’accroche. Aux grands maux, les grands moyens, je redémarre en mode sans échec, fouine dans mes dossiers système, renomme le suspect n° 1 (au cas où il aurait un alibi et que je sois obligée de le réhabiliter) et, en passant, vide les fichiers temporaires d’internet.
Un instant d’angoisse au moment du redémarrage… Yes ! tout fonctionne normalement, enfin, comme d’habitude en tout cas. Je guette. J’attends. Toujours pas de fenêtres intempestives, plus de Recetta de Cocinas, plus de Todo Tatuajes, plus de Click me... Victoire !!!
C’est ce que j’aime dans l’informatique, il y a toujours des moments comme ça de doutes, de désespoir puis de suspens, d’inquiétude et enfin le dénouement et le soulagement. Du moins quand ça se termine bien. Et l’impression d’être la meilleure !
Sans compter qu’on peut retrouver le même problème quelques semaines plus tard et il faudra inventer une autre solution. Quoi de plus stimulant sinon de savoir que résoudre un problème ne viendra en aucune façon enrichir ce qu'il est convenu d'appeler l'expérience, puisque le même problème nécessitera lorsqu'il se posera à nouveau une solution radicalement différente. On évite ainsi la sclérose intellectuelle consécutive aux automatismes !
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